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Au Coeur de la
"Manif pour tous"
24 Mars 2013
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13 janvier 2013
Appel à la
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1. Le mariage « pour tous » ?
Le mariage est toujours un choix pour les couples. Comme le montre la
courbe actuelle des mariages, nombreux sont ceux qui préfèrent un mode de
relation différent, comme le PACS ou encore l’union libre. Reconnaître la
diversité des choix de vie, tant des couples homosexuels qu’hétérosexuels,
c’est aussi voir le mariage comme un choix précis et exigeant, qui ne prétend
en rien à l’universalité. De même que la société a progressé dans son accueil
des couples homosexuels pour ce qu’ils sont, elle doit s’attacher au mariage
pour ce qu’il est. La différence n’est pas le nivellement.

2. La lutte contre les discriminations ne justifie pas le « mariage pour
tous »
Le code pénal interdit toute discrimination sur le motif de l’orientation sexuelle.
C’est la fierté et l’honneur de notre République que de proclamer ce principe.
Nous haïssons l’homophobie et nous engageons résolument contre toutes les
discriminations. En revanche, il nous semble juste que la loi distingue entre les
formes de couple au regard de la stabilité familiale. C’est tout le sens du
mariage républicain. Les « différences de traitement » reconnues par le droit
dans ce contexte ne sont pas des discriminations ; elles servent à l’équilibre
des familles et des enfants.

3. Le mariage n’est pas la consécration d’un amour
Le mot latin matrimonium, d’où vient notre « mariage » signifie
étymologiquement « protection de la mère ». Il ne s’agit donc pas de la
reconnaissance d’un amour entre deux personnes mais d’une institution qui
protège la dignité respective des enfants et des parents, qui encadre la
filiation. Même s’il existe une myriade de façons de vivre son mariage, c’est
bien lors de la cérémonie en mairie que l’on remet le Livret de Famille. Le
sens est très clair : toute famille n’est certes pas fondée sur le mariage mais le
mariage fonde la famille ! C’est tout le sens des différences d’avantages entre
le mariage et les autres sortes de couples : les mariés contribuent au
renouvellement de la société et à l’éducation des plus petits…

4. La reconnaissance implicite du droit à l’enfant
Par le projet d’ « adoption pour tous », l’État reconnaîtrait implicitement un «
droit à l’enfant ». Il s’agit d’une inversion totale de la logique de l’institution du
mariage : on partirait de l’impossibilité d’avoir des enfants – sans qu’il y ait une
pathologie, comme dans le cas des couples infertiles – pour créer un nouveau
modèle fondé sur la coupure entre la filiation et l’éducation. En faisant cela, on
se place du côté des désirs individuels et du projet des adultes et non de celui
des enfants accueillis. Les effets d’une telle décision sur eux sont encore
impossibles à cerner : les études, dans un sens ou dans l’autre, concernent de
tout petits groupes ! C’est cette même logique qui parcourt, aujourd’hui, la
revendication du droit à l’adoption et, demain, celle de la procréation
médicalement assistée et la GPA pour les couples homosexuels : le droit à un
enfant « hors sol », que l’on peut élever dans le déni de la complémentarité
homme-femme, parce qu’il répond à un projet éducatif fondé sur l’amour.

5. Un bouleversement de l’adoption
Beaucoup de partisans du projet de loi objectent que toute adoption est
fondée sur la dissociation entre la filiation et l’éducation. En réalité, celle-ci est
une réponse à une situation de détresse dans laquelle un enfant ne peut pas
être accueilli et éduqué par ceux qui lui ont donné la vie. Son identité profonde
est précisément d’être une réparation à l’égard d’un tort subi par l’enfant, que
les aléas de la vie, comme la mort, la séparation ou la misère, ont privé de ses
deux parents, et non de répondre à un quelconque droit des couples.
L’adoption dans un couple marié a précisément cet avantage qu’elle offre une
similitude symbolique avec le couple qui a donné naissance à l’enfant.
L’adoption, c’est fait pour trouver une famille à un enfant et non pour trouver
un enfant à des adultes, homosexuels ou hétérosexuels !

6. Les mots ont-ils un sens ?
Il y a une équivoque lorsque l’on parle de « parents ». La parenté est le
concept le mieux connu et le plus couramment utilisé. Il renvoie à une filiation
sociale qui coïncide avec la filiation biologique ou qui pallie l’absence de
reconnaissance de cette filiation biologique par l’adoption plénière dans un
couple de deux personnes de sexe différent, qui, symboliquement et
analogiquement renvoient à la filiation dont l’enfant a été privé. La parentalité
est un néologisme qui date de la fin des années 1990. Il renvoie au fait d’être
parent dans ses aspects juridiques, politiques, socio- économiques, culturels et
institutionnels. Ce terme est concomitant de celui de père ou de mère «
sociaux » et a émergé dans le double contexte de l’explosion des familles
recomposées et de l’apparition de familles homoparentales. Avec l’adoption
plénière, le projet actuel ne vise donc pas à améliorer l’exercice de la
parentalité dans les cas existants mais à supprimer la notion de parenté au
profit de la parentalité pour tous les couples : chaque acception du mot parent
dans le code civil sera désormais fondé sur la notion de parentalité.

7. Une consécration de l'idéologie du gender ?
La théorie du gender est née aux États-Unis à la fin des années 1980. Elle
postule la supériorité du « genre », construit par la société et librement
accepté ou refusé par le sujet, sur le sexe, fruit d'une biologie toujours
arbitraire. Loin d'être un simple outil d'analyse, l'idéologie du gender constitue
un véritable système où il s'agit d'asexuer le réel, qui nous cantonnerait dans
des rôles stables qui sont des déterminismes, pour laisser place à la liberté du
choix et des recompositions du genre. Désormais, il serait donc impossible de
considérer que l'altérité homme-femme a un fondement irréductible, que les
rôles de père et de mère sont liés à la masculinité ou à la féminité. Tout est
interchangeable et c'est là l'objet de cette prétendue libération. Le projet de loi
Taubira s'inscrit profondément dans cette théorie pour le moins destructrice et
la ministre l'a montré clairement lors des débats à l'Assemblée, en proclamant
son but : « arracher les enfants au déterminisme de la famille ».

8. Que prouvent les études ?
Les études si souvent citées à l'appui de telle ou telle prise de position doivent
systématiquement être regardées avec recul : questions posées, échantillons
choisis, personnes choisies pour mener l'enquête, commanditaires...
Actuellement, une grande partie des études accessibles est menée dans une
fin de justification de l'homoparentalité. Ce sont souvent des associations
LGBT qui les commandent. De l'autre côté, une étude comme celle de Mark
Regnerus, qui n'échappe sans doute pas à certaines critiques, a été menée
sur des échantillons plus larges et sur un temps plus long, dans une
perspective avant tout universitaire. Quand des voix se sont élevées pour
signaler des maladresses, Regnerus a consenti à certaines précisions... sans
changer le résultat : ce n'est pas identique pour un enfant d'être élevé par un
couple de sexes différents ou par un couple de même sexe.

9. Du bon usage de la démocratie ?
Si toute démocratie moderne repose sur un système représentatif, il existe
aussi des moyens pour le peuple de se faire directement entendre lorsqu'il
juge que ses représentants ne se sont pas donné le temps et les moyens du
débat. C'est le sens, notamment, des manifestations et des pétitions. Elles
sont un moyen d'expression reconnu comme tel dans notre vision
républicaine. Dès lors, le mépris avec lequel ont été traités les pétitionnaires
du Conseil Économique, Social et Environnemental et le million de
manifestants du 13 janvier demandent une réponse forte.

10. Est-ce le sens de l'histoire ?
On entend aussi bien dans les médias que dans les discours de nombreuses
personnalités que cette réforme irait dans le « sens de l'histoire », au sens que
celle-ci serait un long progrès vers le triomphe d'un individu autocentré et livré
à lui-même dans une forme d'indétermination qui n'a rien à voir avec la vraie
liberté. L'histoire n'a pas un sens prédéterminé qui serait plus puissant que ce
que les hommes en font. Avoir mis « liberté » en tête de notre devise
républicaine ne veut pas dire autre chose !